AniBervoy-2012 Bordeaux/Cap de Bon Esperance en 4x4

AFRIQUE DU SUD - Anecdotes oubliées

2 petites anecdotes oubliées dans notre texte initial.

 Pour notre 1ère journée au Kruger Park, nous sommes allés prendre le petit déjeuner sur une aire de pique-nique. Il y en a plusieurs dans le parc, aménagées, entretenues et gardées. En allant faire un brin de toilette, nous avons vu un bel éléphant tout près du bloc sanitaire et le gardien qui essayait de le faire partir en criant et tapant dans ses mains. L’animal n’a pas voulu partir et a fait face, à une quinzaine de mètres de nous. Nous étions 6, tous prêts à nous réfugier dans le petit bâtiment. C’était un vieux solitaire, nous a expliqué le gardien, car il avait un collier avec une balise Argos au cou. Finalement, après 2 charges d’intimidation dont l’une avec un barrissement qui a fait refluer tout le monde derrière les toilettes, l’éléphant s’est un peu éloigné pour aller vers une rivière en contrebas.

 Après le Swaziland, nous avons passé une nuit dans un petit parc, dans une région montagneuse. Nous n’avons pas vu énormément d’animaux mais, par contre, de très beau paysages. Le camp site où nous avons dormi n’était pas gardé, ni clôturé, et nous y étions les seuls. Il était situé au bord d’un cours d’eau où des animaux, dont des éléphants, vu les traces visibles, viennent parfois boire. Nous avons vite allumé un beau feu (c’est rassurant) que nous avons entretenu jusqu’au couché. Dans la soirée, le reflet de 2 yeux verts nous ont un peu inquiété, mais un coup de torche nous a rassuré : ce n’était qu’une grosse antilope. Finalement, notre nuit a été très calme, à notre grand regret.

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17 août 2012

NAMIBIE - 2ème partie

Bordeaux, le 17 août 2012

 Après la traversée du massif du Brandeberg, nous avons poussé jusqu’à Palmwag par une piste aux allures de montagnes russes, pour faire étape dans un excellent camp site au bord d’un petit cours d’eau. Le lendemain,  arrivée à Opuwo,  au pays des Himbas. Cette ethnie vit à cheval sur le Sud de l’Angola et le Nord de la Namibie. Elle présente quelques similitudes avec celle des Hamers d’Ethiopie. Comme elle, ce sont des éleveurs nomades, les femmes s’habillent avec une peau de bête, gardent les seins nus et s’enduisent les cheveux de graisse mélangée à de l’ocre rouge. Pour visiter un village, nous avons poussé jusqu’à la frontière angolaise, à Epupa Falls. Accompagnés par une Himba libérée des traditions et aussi d’un peu de nourriture de base, nous avons passé 2 h avec une famille, dans son village. Il n’y avait que des femmes et des enfants, les hommes gardant leurs troupeaux. Démonstration de coloration du corps, de parfum, de parure, visite d’une hutte et finalement proposition de bijoux et autres objets fabriqués au village. Finalement, bien que très touristique, nous avons trouvé notre visite intéressante et ne l’avons pas regrettée.

 Notre visite au pays des Himbas s’est poursuivie en empruntant une piste très peu fréquentée qui nous a fait passer par la Van zyl’s Pass. Cette dernière ne peut se prendre que dans le sens de la descente tant elle est abrupte et caillouteuse. Nous avons mis 2 h 30 pour en  faire les 13 km, en nous arrêtant assez souvent pour ré empierrer. En bas de la passe, nous avons rejoint une piste, sablonneuse celle-là, qui nous a ramenés sur la frontière angolaise. La région, appelée « Marienfluss », présente un paysages de grande plaine d’herbes sèches, encadrée par des montagnes. On y rencontre quelques oryx et springboks. Après une nuit au camp site tenu par des Himbas, nous sommes revenus à Opuwo, que nous n’avions fait que traverser à l’aller, par une autre piste, avec des beaux paysages de montagne aride. Nous y avons fait des courses au supermarché, devant lequel on a pu voir des femmes de l’ethnie Herero, dans leur accoutrement traditionnel : coiffe avec 2 cornes et jupes à taille très haute recouvrant de nombreux jupons. Dans les allées du supermarché on croise, image anachronique, des femmes Himbas en tenue traditionnelle et aux seins nus.

Après nous être ravitaillés, nous sommes repartis en direction du Nord-Est, vers la bande de Caprivi. Au passage, nous sommes allés voir à Grootfontein comment se présentait la très grosse météorite de Hoba : 54 t de métal, essentiellement du fer, tombés du ciel il y a 80000 ans. Le désert namibien serait l’endroit du monde le plus « visité » par les météorites, sans que l’on sache pourquoi. Après cela, direction Tsumkwe pour traverser le Khaudum Park. Là nous avons commencé à avoir vraiment froid de la tombée de la nuit au petit matin (5°), ce qui n’est pas idéal pour camper. Heureusement que tous les camps sont équipés de douches avec de l’eau chaude. La visite du Khaudum Park nécessite obligatoirement un véhicule 4x4 bien équipé, avec des réserves en eau, nourriture et carburant car il est peu fréquenté et comporte pas mal de pistes très sablonneuses où on peut se « planter ».

 Comme presque toujours, nous étions seuls. Nous n’avons pu voir des animaux qu’aux points d’eau car la végétation arbustive couvre une grande partie du parc. C’était essentiellement des éléphants, que nous avons pu observer à loisir en piqueniquant à un point d’eau. Les groupes se succédaient, mais à chaque fois, les nouveaux arrivants semblaient attendre un peu que leurs prédécesseurs commencent à partir avant d’occuper la mare à leur tour. Pour la nuit, peu de choix. Un camp laissé à l’abandon, car trop souvent saccagé par les pachydermes attirés par la présence de l’eau des blocs sanitaires. Pour nous rassurer et nous réchauffer, nous avons

fait un bon feu à l’emplacement réservé au barbecue. Nuit encore froide jusqu’au matin. Du coup, nous avons plié bagage et avons avancé jusqu’à ce que le soleil chauffe suffisamment pour pouvoir prendre le petit déjeuner et faire notre toilette, tout en ayant un œil sur nos arrières à cause des fauves présent dans ce parc. Pour effectuer les 30 derniers km, nous avons dû dégonfler un peu les pneus tant la piste était sablonneuse, et avec des ornières très profondes.

Après avoir regonflé nos pneus en retrouvant le goudron, nous avons suivi la route menant à la frontière du Botswana, matérialisée par le fleuve Okawango. Nous avons passé notre dernière nuit en Namibie à Bagani dans un camp site au bord de ce fleuve, « bercés » par les grognements des hippopotames.

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16 août 2012

NAMIBIE - 1ère partie

Bordeaux, le 15 août 2012

 D’Afrique du Sud, pour passer en Namibie, nous avons quitté la côte Atlantique, direction Nolloth et le Transfrontier Park, à cheval sur les 2 pays. Les formalités ont été très rapides et peu onéreuses, ainsi que la traversée, sur un petit bac, du fleuve Orange qui délimite la frontière.

 Dans le parc, une excellente piste longe le fleuve vers l’Est, jusqu’à Ai-Ais. Très beaux paysages de montagne désertique, avec des variations de couleurs et de formes que ne peuvent totalement reproduire nos photos. Petit à petit, nous sommes montés en altitude à plus de 1500 m. Dans le même parc, nous sommes allés admirer le Fish River Canyon (le plus grand après celui du Colorado) où serpente, 500 m plus bas, la rivière qui l’a creusé. Là encore, on peut admirer un site grandiose. Il existe, pour les adeptes de la marche en terrain accidenté, un chemin de randonnée qui permet de rejoindre Ais-Ais en 5 jours.

 Après le Fish River Canyon, retour vers la côte Atlantique, direction Lüderitz. En chemin, nous avons pu constater le peu de population qui vit dans ce pays. Des fermes isolées, perdues sur d’immenses savanes en altitude, toujours clôturées et où on peut voir de loin en loin des troupeaux, essentiellement bovins, ou quelques autruches ou antilopes. Autre surprise, ce que nous pensions être des agglomérations n’étaient souvent qu’une ferme, faisant hôtel et/ou camp site, et parfois station-service.

 Sur la route nous avons pu voir des chevaux sauvages, près de Aus, ainsi que quelques autruches et oryx, avant d’aborder de grandes dunes où soufflait beaucoup de vent en approchant de Lüderitz. Cette petite ville, au bord de la mer, a conservé en partie l’aspect que lui avaient donné ses fondateurs allemands. La population parle d’ailleurs d’avantage cette langue que l’anglais. Après une visite rapide de la ville et d’un site battu par les vents où Bartolomeo Diaz, navigateur explorateur du 15e siècle, avait fait ériger une croix, nous sommes revenus faire étape à Aus. Après une nuit fraiche (nous étions à près de 2000 m d’altitude), nous nous sommes dirigés vers Sesriem, plus au nord. Jolie piste, bien roulante, où alternent des paysages de montagnes arides et de savanes couvertes d’herbes blondes sur lesquelles tranchent des buissons verts foncés. Notre objectif : le site de Soussusvlei qui possède une belle étendue de grandes dunes de couleur orange. Dès 6h00 les visiteurs, dont nous faisions partie, engagent leur voiture sur les 60 km de route amenant aux dunes, pour arriver à leur pied au levée du soleil. Nous nous sommes régalés les yeux avec toutes ces belles ondulations dont les couleurs et les ombres évoluent tout au long de la journée.

 Le lendemain, nous avons repris la piste pour atteindre Walvis Bay, le seul port de commerce de la Namibie. Etrange ambiance dans ce port construit au milieu des dunes et qui est presque toujours dans la brume. Là commence le désert du Namib qui s’étend jusqu’en Angola du sud. Après nous être ravitaillés en argent et vivres frais, nous avons poussé jusqu’à la petite ville balnéaire de Swakopmund, plus au Nord, pour y faire étape. 35 km de brume et de vent de sable sur la route qui longe la côte sableuse. Le caravan park, bien que situé en bord de mer, était bien équipé et bien abrité et nous avons pu y passer une bonne nuit.

 Nous sommes repartis par une piste salée (on a l’impression d’être sur du goudron) vers la « skeleton coast ». En passant, nous nous sommes arrêtés une petite heure à un parc qui abrite une importante colonie d’otaries. L’aménagement du site permet d’approcher de très près ces gentilles bêtes, mais il faut avoir le cœur bien accroché. Malgré l’air du large, l’odeur est tout simplement insupportable. 5 km d’éloignement pour pique­niquer se sont avérés insuffisant. Il a fallu en faire le double pour ne plus avoir l’odeur que nous faisait suivre le vent.

 Nous avons quitté la « Skeleton Coast » bien avant d’arriver dans sa zone interdite (à cause des mines de diamant) pour nous diriger, plein Est, vers le massif aride du Brandberg. La piste traverse une zone totalement désertique où nous avons pu voir  nos 1ers welwitshias, cette plante étrange qui ne pousse que dans le Namib. Elle n’a que 2 grandes feuilles épaisses, plus ou moins déchiquetées par le vent, qui partent d’une base constituée de bois dur qui poussent à l’horizontal et forme comme 2 lèvres. Le brouillard dépose sur les feuilles des gouttelettes d’eau qui, en glissant, lui permettent de s’irriguer et de vivre dans ce désert. Les plus anciennes auraient entre 1000 et 2000 ans.

 Dans le massif du Brandberg, la piste est devenue de plus en plus sauvage au fur et à mesure que nous montions, s’amenuisant, traversant des canyons caillouteux, elle était parfois tout juste marquée. Après quelques hésitations, nous somme finalement arrivés à un poste de contrôle où on nous a remis un petit plan de route. Dans le parc, peu d’animaux visibles et nos espoirs de rencontrer des rhinocéros noirs sont restés vains. Nous avons fait un bivouac en pleine nature et, après une nuit fraîche (nous étions en altitude comme presque partout en Namibie), nous sommes arrivés à Twyfelfontein. Au passage nous avons rencontré différentes antilopes et visité le site de « Organ Pipe », un pan de montagne en forme d’orgue, avant de pousser, pour l’étape du soir, jusqu’à Palmwag.

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12 juin 2012

AFRIQUE DU SUD - De Durban à la Namibie

Bagani (Namibie), le 12 juin 2012

 Nous sommes repartis de Durban en ayant décidé de longer la côte, contrairement à notre projet initial qui nous faisait passer au Nord du Lesotho. Mais cette région étant en altitude, nous avons renoncé à la visiter à cause des températures nocturnes trop basses en cette saison pour pouvoir camper agréablement.

 La côte, de Durban à Cape Town, est une succession de stations balnéaires dont les plages font le bonheur des surfeurs. Entre les plages, des rochers qui donnent envie de faire de la plongée, avec souvent des grandes algues dont les « têtes » se balancent à la surface, au gré des vagues. La route s’éloigne à un moment de la côte et traverse le Transkei, un ancien Bantoustan, situé sur un haut plateau où nous avons eu de la pluie. Là, beaucoup de petites bourgades, essentiellement rurales, aux allures plus africaines, avec des maisons peintes de différentes couleurs pastel.

Durant le reste du trajet, nous avons eu du mauvais temps presque 1 jour sur 2, et parfois un peu trop de vent, mais avons tout de même pu apprécier quelques jolies baies dont l’une très connue des surfeurs : Jeffrey Bay. Mais nous avons aussi malheureusement dû quitter trop rapidement certains endroits qui méritaient une bonne visite, chassés par la pluie et le brouillard. Nous avons fait une incursion dans l’intérieur, à Oudtshoorn,  principale région d’élevage d’autruches où, bien sûr, nous avons dégusté un pave de cette excellente viande.

A toutes nos étapes, les campsites étaient bien aménagés et toujours impeccables de propreté.

  Enfin le dimanche 20 mai dans la matinée, nous sommes arrivés tout en bas de l’Afrique, au Cap Aghulas qui est en fait le point le plus au sud du continent. Puis nous avons poussé jusqu’à Simon’s Town, l’une des mignonnes petites stations au bord de False baie, dont la pointe Ouest est le Cap de Bonne Espérance.

 Le lendemain, nous avons visité tout le parc de « Table Mountain » qui se trouve sur la langue de terre menant au cap et, bien entendu, en tout 1er lieu le « Good Hope Cape ». La chance était avec nous car nous avons eu un très beau temps ensoleillé et pas de froid. Tout le parc est couvert d’une lande où se promènent quelques autruches et antilopes. Côté baie, il est partiellement aménagée avec des coins piquenique et des mises à l’eau pour les bateaux. Le tout, comme d’habitude, impeccablement tenu.

 Après cette visite, nous avons commencé à remonter la côte Atlantique vers Cape Town par une petite route qui longe un bord de mer sauvage et offre des points de vue magnifiques. Nous avons passé la ville sans nous arrêter. Nous nous sommes tellement habitués à conduire hors des villes que nous ne nous sentons pas à l’aise dans ces dernières, surtout si elles sont importantes. Après Cape Town, la côte est restée assez désertique. Quelques petites villes assez éloignées les unes des autres, avec des conserveries de poissons et des mines d’or et de diamant. De ce fait, beaucoup d’endroit sont protégés par des clôtures. Nous avons réussi à avoir des langoustes à Paternoster que nous avons dégustées grillées. Excellentes.

 Cette remontée vers la Namibie s’est prolongée le long de la côte jusqu’à Alexanderbaai. Puis nous avons rejoint par une piste le « Transfrontier Parc » où nous avons dormi avant de passer la petite frontière par un bac qui permet de traverser le fleuve Orange pour se retrouver en Namibie.

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19 mai 2012

AFRIQUE DU SUD - Du Kruger Park à Durban

Jeffrey Bay (Afrique du Sud), le 17 mai 2012

 Le passage frontière du Zimbabwe en Afrique du Sud, à Beitbridge, n’a posé aucun problème. Côté Zimbabwe, cela a été un peu long avec toujours une multiplication des allées et venues pour faire les formalités, régler la taxe de sortie, obtenir les autorisations et les tampons nécessaires  pour passer les différents contrôles. Changement total côté Afrique du Sud : pas de frais de visa ou de taxe et les modalités sont simples et rapides, comme on aimerait que ce le soit toujours au passage des frontières.

 Une halte à la 1ère ville, Musina, pour prendre une carte pour notre clé internet, avant de prendre la direction du célèbre Kruger Park, nous a tout de suite donné l’impression que nous n’étions plus en Afrique. L’Afrique du Sud, c’est l’Europe en Afrique. Bien entendu il y a la population noire, qui nous rappelle où nous sommes mais en dehors du fait qu’il ya également pas mal de blancs, ce sont les infrastructures qui font la différence. Nous n’avons ressenti dans les relations intercommunautaires aucun malaise ou ressentiment.

Pour notre 1ère nuit, nous avons fait halte à Tshipise, à une centaine de km de l’entrée Nord du parc, où se trouve un grand camping superbement équipé et à l’entretien irréprochable. Là nous avons été vraiment étonnés de voir à quel point les sud africains étaient branchés camping. Ils possèdent un matériel extraordinaire avec en particulier des remorques qui se déplient pour former finalement une véritable caravane. Bien entendu, ce sont essentiellement des blancs qui étaient dans ce camping. Ils nous ont gentiment accueillis et donné des conseils pour la visite du Kruger. Dès le lendemain, nous y sommes allés, mais pour rien. Nous n’avions pas de réservation et le parc était déjà plein (les entrées sont limitées). Nous avions oublié que c’était un week-end qui se prolongeait avec le 1er mai. Du coup, retour au camping pour 4 jours. Nous en avons profité pour nous reposer, faire une grande lessive, des courses et vérifier la voiture.

Le 1er mai, nous sommes allés voir un autre parc dans les environs, le Mapungubwe, qui a la particularité de posséder de nombreux baobabs magnifiques et très vieux (certains ont plus de 2000 ans), en plus de quelques animaux. Nous avons pris une « Wild Card », valable 1 an, qui permet d’entrer librement dans de nombreux parcs du pays. Nous n’avons pas vu beaucoup de bêtes, mais les paysages étaient très beaux. Le fleuve Limpopo le borde. Il délimite la frontière avec le Zimbabwe et le Botswana. Les aménagements permettent de profiter de jolis points de vue. A l’un d’entre eux, une passerelle en bois, nous avons rencontré 2 beaux éléphants qui sont passés dessous alors que nous y étions. Fait marquant, car nous aurions presque pu les toucher (et l’inverse aussi d’ailleurs).

Après ce parc, nous avons enfin pu entrer le lendemain au Kruger que nous avons parcouru du Nord au Sud pendant 5 jours. Les zones qui se succèdent sont différentes. Les camps aussi. Suivant le cas, nous avons opté pour des camps principaux très bien équipés ou des « bush camps », beaucoup plus simples mais aussi beaucoup plus « aventure ». Tous ces camps sont protégés par des clôtures électrifiées pour éviter d’avoir des visites indésirables. Le 1er nous a gratifiés, au petit jour, d’un concert de rugissements qui nous ont réveillés ; impressionnant.

Nous avons pu voir beaucoup d’animaux, et parfois de vraiment de très prés, particulièrement des éléphants, des buffles et des rhinocéros.

Après le Kruger, nous avons fait une halte d’une journée à Nelspruit pour faire faire la révision de la voiture. Ensuite, direction Le Blyde River Canyon qui se trouve plus au Nord, dans une région montagneuse, à plus de 1500 m ou il fait très frais. De beaux paysages de montagne, avec beaucoup de plantations forestières, quelques cascades. Assez classique et nous n’avons pas été emballés plus que cela. Ensuite, nous sommes redescendus en traversant, en 1 journée, le Swaziland, tout petit pays enclavé entre l’A.S. et le Mozambique. Là encore c’est joli, mais avec des paysages de montagne classiques et des exploitations forestières.

Nous sommes repassés en A.S. pour descendre vers Durban en passant à St Lucia, jolie petite station balnéaire sur un estuaire où l’on voit des hippopotames et des crocodiles. Dans le camping, le matin, nous avons eu la visite d’une bande de mangoustes ; amusant.

Ensuite, Ballito, encore une station balnéaire, mais très chic. Quel dommage que nous n’ayons pas plus de temps car nous serions restés un peu plus longtemps dans ces stations. Pour finir, Durban où nous avons pris contact avec une agence maritime pour préparer le retour de la voiture. Nous l’avons trouvé grâce à l’aide d’un sud Africain qui s’est dérangé pour nous montrer le chemin. Ils sont tous vraiment très serviables. Notre passage à Durban a été rapide mais suffisant pour que nous trouvions que cette ville était belle et n’avait rien à envier aux nôtres.  

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09 mai 2012

ZIMBABWE - Victoria Falls

Nelspruit (Afrique du Sud), le 9 mai 2012

 Victoria Falls est une petite bourgade uniquement tournée vers le tourisme avec, bien entendu, en tout 1er lieu celui des chutes. On peut y circuler à pied sans problème de sécurité, une police du tourisme étant très présente. Il faut dire que nous sommes là à un poste frontière avec la Zambie, que le Botswana est tout près et qu’il y a pas mal de va et vient. La nuit par contre, il est recommandé de ne pas circuler à pied en dehors du centre car on peut faire des rencontres insolites dans les rues : babouins, phacochères (pas très dangereux) mais aussi éléphants et même lions.

  Nous nous sommes installés en arrivant dans un « rest camp » situé à 500 m des chutes que nous entendions à longueur de journée. Dès le lendemain matin, nous sommes allés les voir.

A 300 m, nous recevions déjà quelques gouttes d’eau. Le site est assez bien aménagé mais, à notre sens, moins bien que celui d’Iguazu en Argentine. A l’entrée, on peut louer des ponchos et des parapluies. Nous avions les 1ers mais pas le parapluie. Il nous a manqué pour protéger l’appareil photo pendant les prises de vue.

 Nous avons d’abord salué la belle statue de Mr. Livingston qui contemple « ses » chutes, avant de commencer à faire les différents points de vue qui les longent. Les ponchos se sont vite révélés indispensables. En cette période de l’année, le débit étant très important, les embruns le sont aussi. Par endroit, cela retombe en véritable averse et il n’est pas possible de prendre une photo. Il faut dire que la hauteur des chutes varie entre 93 et 107 m, avec un débit d’environ 5000 m3/s d’eau qui tombe dans une faille assez étroite sur 2,5 km de long. Cette faille se prolonge en une gorge au-dessus de laquelle passe le pont reliant le Zimbabwe à la Zambie.

 Après un 1er aller-retour, nous sommes allés déjeuner au restaurant du site et nous sécher un peu les jambes et les chaussures. L’après-midi, nouvel aller-retour. La luminosité est différente du matin, mais on reçoit tout autant de « pluie ». Après ce dernier tour, nous nous sommes à nouveau séchés près du restaurant où nous avons eu la visite de 3 jeunes phacochères venus brouter tranquillement leur herbe près des visiteurs, agenouillés pour plus de commodité.

 Dans le camp nous avions tous les matins la visite des vervets (nos petits singes voleurs). Une fois, nous avons eu aussi celle d’une famille de phacochères venue tranquillement manger au milieu des campeurs.

 Après un jour supplémentaire pour nous reposer, faire quelques courses et faire remettre notre ordinateur, qui présentait des problèmes, en ordre de marche, nous avons repris la route.

 Direction l’Est, avec une boucle par le Sud avant de remonter vers une région montagneuse plus au Nord, frontalière avec le Mozambique.

 Le 1er jour, nous avons longé de nombreuses réserves de chasse dans une région boisée. Ensuite l’environnement change avec plus de relief, des chaos rocheux ou des dômes énormes à nu. Au milieu de cela étaient nichés par endroit quelques beaux baobabs et des petits villages aux cases rondes. Nous avons eu ce type de paysages montagneux avec plus ou moins d’altitude (jusqu’à 2000 m), mais aussi plus ou moins de pluie, jusqu’à ce que nous descendions plein Sud, pour passer en Afrique du Sud, à BeitBridge, le 26 avril.  

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30 avril 2012

ZIMBABWE - Mana Pools et lac Kariba

Tshipise (Afr. du Sud), le lundi 30 avril 2012

Nous sommes entrés au Zimbabwe le 13 avril, par le poste frontière de Chirundu. Comme pour la Zambie, les formalités sont assez onéreuses (visas, taxe carbone et assurance). Mais ce qui surprend le plus (et agace un peu) c’est la quantité de contrôles et de tampons à obtenir qui multiplie les attentes aux guichets. Nous avons même eu droit pour la 1ère fois à un bureau « Interpol ». Mais finalement, nous sommes passés sans problème car, en fait, tous les préposés sont gentils et donnent l’impression, pour la plupart, d’attendre que le temps passe tranquillement. Autre particularité, la monnaie locale n’a plus cours et est remplacée par le dollar US, d’ailleurs seule monnaie distribuée aux guichets automatiques des banques.

Le territoire Zimbabwéen est couvert de réserves et parcs nationaux.  Dés le poste frontière le ton est donné. Des gros babouins récupèrent sur le parking et la route tout ce qui est tombé des camions et qu’ils peuvent manger, cela au milieu des véhicules et des gens. En plus, à peine reparti, nous avons vu sur la route beaucoup de crottes d’éléphants. La route longe la grande réserve de Mana Pools, qui est au bord du Zambèze. Elle est sans doute la plus belle du pays et nous y sommes donc allés.

En cours de route, nous avons eu notre 1er « tsé-tsé fly contrôle ». Vérification de la présence de mouche tsé-tsé écrasée sur la voiture et petit coup de bombe à l’intérieur pour désinfecter.

A la barrière d’entrée du parc, pendant qu’un éléphant traversait  la piste, la préposée nous a expliqués que, là encore, il faut d’abord aller chercher l’autorisation (à 5 km), puis revenir, être enregistré avant d’entrer, et que c’est aux bureaux à l’intérieur du parc que l’on paye les entrées et le campsite.

Le camp est situé au bord du Zambèze, dans un décor de rêve. Plusieurs blocs sanitaires très bien tenus, avec douches chaudes, sont à la disposition des campeurs, répartis sur différentes parcelles. Le camp n’est pas clôturé et il faut donc faire attention le soir et la nuit quand on se déplace. Notre parcelle étant un peu plus éloigné, nous avons pu entendre et voir, en fin de nuit, de notre tente de toit, un hippo qui broutait à 15 m de la voiture. Et tous les matins, en se levant, nous avions beaucoup d’impalas autour de nous. Notre dernière nuit ici, l’hippo est revenu, encore plus prés de nous. Cette nuit là, nous avons mal dormi car réveillé plusieurs fois par des cris très forts et très proches que nous n’avons identifiés que le lendemain. C’était des males Impalas qui se battaient, la période du rut étant, pour eux, arrivée. La veille, en rentrant à la tombée de la nuit, nous avions vu une hyène pas loin du camp. 

Nous sommes restés 4 jours à Mana Pools et nous sommes régalés les yeux, non seulement avec les animaux, mais aussi avec les paysages. Ils sont différents suivant les endroits. Petite forêt un peu touffue, très beaux arbres sur de la prairie bien verte, étangs, savanes se succèdent. Et le Zambèze est vraiment un fleuve magnifique avec des ilots verdoyants au milieu. Il est peuplé d’hippopotames, dont on entend les grognements de jour comme de nuit, de crocodiles discrets, et de beaux poissons qui font le bonheur de quelques pêcheurs. Ses berges attirent de multiples animaux et il nous offre des levés et des couchés de soleil somptueux.

Le campsite est régulièrement visité le matin par des vervets, petits singes très voleurs. Nous étions prévenus et en avions déjà fait l’expérience en Tanzanie, mais nous sommes encore fait avoir cette fois. Un paquet de biscuit dans la voiture et, derrière le dos d’Anita qui préparait le petit déjeuné, la boite de lait en poudre ont été chipés sans bruit et en un rien de temps. 

Nos ballades sur les pistes de Mana Pools nous ont permis de voir, bien sûr beaucoup d’antilopes (surtout des impalas), des éléphants, phacochères, zèbres, babouins, différentes sortes d’oiseaux, mais aussi des lions, des buffles et, pour la 1ère fois, des lycaons. 

Nous les avons repérés en fin de journée, grâce aux nombreux vautours qui les accompagnent et ont attiré notre attention. Nous n’avons pas respecté le règlement et avons quitté la piste pour nous approcher sans que cela les dérange. Mais cette 1ère rencontre a été écourtée par une antilope qui passait à côté. La meute s’est aussitôt mise à sa poursuite. Tout le monde a disparu derrière les fourrés et nous ne saurons jamais la fin de cette histoire. Le lendemain nous avons retrouvé la meute dans le même coin, à peu près à la même heure, en partie couchée sur la piste, et toujours accompagnée des vautours. 

A midi, pour l’arrêt piquenique, nous choisissions un coin ombragé avec un point de vue sur des animaux et, par prudence, mangions à l’intérieur de la voiture.

En quittant la réserve, sur la piste du retour, 2 belles rencontres pour nous dire au revoir. Une belle lionne allongée sur le bord et qui s’est laissée approcher à 3 m. A côté, sous l’ombre des arbustes, 2 autres beaux spécimens. La taille de ces bêtes, leur proximité et leur regard froid et indifférent nous ont un peu impressionnés. Un peu plus loin, un bel éléphant a traversé la piste devant la voiture.

Après Mana Pools, direction le lac Kariba. Ce dernier, 290 km de long sur 32 de large est issu de la construction d’un barrage sur le Zambèze. Nous avions choisi d’aller voir plusieurs endroits au bord du lac. D’abord Kariba, où il ya une belle marina et ou on peut prendre un ferry, mais sans attrait particulier pour nous, hormis les points de vue sur le lac. Puis direction Bumi Hills par une jolie piste mais qui devient, avant la fin, infernale. 2 heures pour faire une portion de 20 km, en zone montagneuse, totalement ravinée. Avec ce retard, la nuit est arrivée avant que nous soyons à destination et, malgré des explications exactes nous n’avons pas trouvé le bon bout de piste final. On devrait, en fait, plutôt dire chemin. Après plusieurs allers-retours sur différents chemins, 2 jeunes adolescents qui nous renseignaient nous ont proposé de venir camper chez eux, ce que nous avons accepté car il était presque 21 h. Autant dire que nous avons suscité énormément de curiosité dans cette famille de paysans avec tous nos équipements de « raiders ». Ils se sont d’ailleurs installés sur des sièges autour de nous, commentant en rigolant notre installation et la préparation de notre dîner. Pour les remercier, nous avons offerts, le lendemain, aux gamins un beau ballon de foot qui les a ravis (ils nous avaient parlé de Zidane) et promis de leur envoyer les photos prises sur place. Du coup, ils nous ont guidés jusqu’à Bumi Hills, à 10 km de là. La piste tant recherchée ressemblait à un vague chemin envahi par les herbes. En fait, Bumi Hills se résume à un lodge de luxe qui va chercher ses clients sur un petit aérodrome de brousse attenant, a ses véhicules de ballade et ses bateaux pour la pêche et la promenade sur le lac. Beaucoup de traces d’éléphant sur la piste et au retour, rencontre avec quelques-uns.

Après Bumi Hills, nous avons écourté nos visites des bords du lac Kariba ainsi que celles que nous pensions faire de 2 réserves sur la route de Victoria Falls. Les prix étaient trop élevés pour le peu de temps que nous pouvions y passer. En fait, nous recherchions un campsite mais il n’y en avait que dans les réserves. Du coup, nous avons commencé à faire nos premiers bivouacs en brousse. Il y a un peu de monde partout, mais les gens aux Zimbabwe ne sont pas collants et dérangeants comme ceux d’Afrique de l’Ouest. Ils saluent et passent. Certains viennent discuter 5 mn, demandant par curiosité d’où nous venons, mais cela s’arrête là.

Nous n’avons fait que des rencontres sympas, sauf 2 ou 3 fois sur la route, à des contrôles de police qui ont voulu nous piéger, mais sans succès. Il faut dire qu’à chaque gros village ou ville, il ya un barrage à l’entrée puis un autre à la sortie. Prochaine étape, Victoria Falls.   

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26 avril 2012

ZAMBIE

Kariba (Zimbabwe), le vendredi 13 avril 2012

Contrairement au Malawi, les formalités pour entrer en Zambie sont assez onéreuses. 50 $ par visa auquel se rajoute une taxe carbone de 150.000 kwachas zambiens (environ 30 $). Là encore, nous sommes passés sans problème et sans fouille de la voiture, le samedi 7 avril.

 A la 1ère ville, Chipata, retrait d’argent zambiens (1.000.000 de kwz, soit environ 200 $) et plein en gazole, avant de nous diriger vers le Nord-ouest pour atteindre la réserve de « South Luangwa », à 130 km. Après 60 km de bon goudron, le reste de la route n’étant pas terminé, nous avons louvoyé d’un côté et de l’autre des travaux sur une assez mauvaise piste. Elle devient franchement mauvaise sur les 40 derniers km, ce qui, du coup, nous a fait arriver à la nuit tombante. Si trouver un campsite s’est avéré assez long, celui que nous avons choisi s’est révélé être un endroit idyllique. Au bord de la rivière Luangwa, très bien tenu sous la direction d’un Sud-africain tombé amoureux du coin et venu s’installer là, il y a 2 ans. Nous étions en période de pleine lune ce qui donnait un éclairage et des reflets sur la rivière assez fascinants. En prime, les barrissements des hippos, tellement proches que nous avons été mis en garde sur leurs possibles incursions, ainsi que d’autres animaux, dans le camp. Il a d’ailleurs fallu confier nos fruits et légumes frais à la réception pour la nuit afin de ne pas attirer « des gourmands ». En fait, nous n’avons eu que la visite matinale de petits singes, mais très voleurs.

 Tôt le matin, après avoir admiré le levé du jour sur la rivière, nous sommes entrés dans la réserve (75 $ la journée pour 2 personnes et la voiture). Pour nous, c’est un plaisir toujours renouvelé de voir des animaux évoluer dans leur habitat naturel. Antilopes de différentes sortes, zèbres, girafes, hippos, buffles solitaires, singes et surtout beaucoup d’éléphants se sont laissés admirer de plus ou moins près.

 Nous avons passé une seconde nuit au « Croc Valley Camp » avant de retourner sur Chipata et de prendre la bonne route goudronnée en direction de Lusaka. Les paysages zambiens nous ont d’avantage plu que ceux du Malawi. C’est tout aussi vert, mais plus montagneux et assez boisé. Des champs de maïs et d’autres cultures se cachent derrière une « haie » de hautes herbes qui, là aussi, ne sont pas coupées. On devine de mignons petits villages aux cases rondes, mais ils sont eux aussi cachés par les herbes. Difficile de s’arrêter pour piqueniquer : ou ce sont les hautes herbes, ou ce sont des sentiers ou accès à des villages.

 Avant Lusaka, la capitale, nous avons fait étape dans un campsite au bord de la Luangwa (encore elle), tenu par un couple de hollandais. Encore un bien joli coin. Nous avons été bien renseignés par nos hôtes et avons pu trouver facilement un grand supermarché pour se réapprovisionner, puis un campsite 10 km après la ville. Encore un site enchanteur situé dans une ferme gérée par des expatriés qui s’occupent également de tourisme.

 De Lusaka, nous nous sommes dirigés vers Chirundu, poste frontalier avec le Zimbabwe. Avant de passer dans ce nouveau pays, nous sommes restés dans un campsite à 10 km de là, au bord du Zambèze. Encore un camp très attrayant tenu par un expatrié, d’origine zimbabwéenne celui-là. On peut y pratiquer de la pêche, du canoë, de la ballade en bateau. Le tout en faisant attention aux crocodiles et aux hippos qui sont nombreux dans le fleuve. Nous avons un « gros pépère » qui souffle et grogne à moins de 30 m de la berge où nous campons.

 Après ce repos de 2 jours, nous passons au Zimbabwe. Tous ceux que nous avons rencontrés nous ont brossé un tel tableau de ce pays que nous avons décidé de le visiter. Nous avons bousculé quelque peu notre projet initial, mais il faut s’adapter aux circonstances et suivre ses envies. Nous ne ferons probablement pas le Mozambique, mais ce pourra être pour une autre fois. Du Zimbabwe, nous passerons directement en Afrique du Sud et reprendrons là le circuit prévu.

 

 

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MALAWI

Kariba (Zimbabwe), vendredi 13 avril 2012

 Nous sommes passés, mardi 3 avril, de Tanzanie, au Nord du Malawi, petit pays tout en longueur, le long du lac du même nom. Le changement est assez remarquable car, on quitte une région montagneuse (2400 m) et fraîche, couverte de plantations de thé, de bananiers et autres cultures, pour arriver au bord d’un lac à moins de 600 m d’altitude avec des rizières. En Tanzanie, beaucoup de voitures et de motos et peu de vélos. Au Malawi, moins de voitures, pratiquement pas de motos, mais beaucoup de vélos. Les pénuries de carburant sont courantes et on ne trouve quasiment pas de gazole. Nous le savions et sommes entrés avec nos 2 réservoirs pleins. Beaucoup de contrôles de polices le long des routes. Le 1er, peu après la frontière, nous a verbalisés car la voiture n’avait pas de « stickers » (bandes réfléchissantes) à l’avant et à l’arrière. Après 1 h de palabres (aucune information à la frontière), nous avons dû payer 3000 kwachas malawites (environ 15 $) pour pouvoir continuer. Quand on voit l’état de certains minibus locaux surchargés…

 Nous avons trouvé un campsite au bord du lac et nous sommes mis en règle le lendemain à la 1ère ville, avant de continuer. Le lac Malawi, 550 km de long et 75 de large, était plus agité que l’océan Indien au Kenya ou en Tanzanie. Même couleur bleu profond au large, mais des vagues qui donnaient aux bords une couleur terreuse.

 On nous avait incités à visiter ce pays, mais nous n’y avons pas trouvé autant d’intérêt que les précédents où nous sommes passés, particulièrement sur le plan ethnique, mais aussi pour les paysages. Le Malawi c’est joli, vert, vallonné, les vues sur le lac sont parfois très belles. Mais notre goût personnel nous fait préférer les régions plus désertiques. Les habitants sont gentils. Leur habitat est souvent fait en briques locales, avec un toit de tôles. Mais on trouve aussi, des jolies petites cases, plus traditionnelles, avec un toit de chaume. Les routes sont en bon état, mais avec des portions pleines de « nids de poules » ou qui sont rétrécis par les herbes de 2 m qui poussent sur les côtés et ne sont pas coupées.

 Compte tenu de ce qui précède, notre séjour au Malawi n’aura pas dépassé 5 jours. Nous avons quand même fait une incursion à Livingstonia, une mission protestante créée sur une hauteur en 1904 et qui a gardé de jolis bâtiments en brique rouges. La piste qui y conduit était très caillouteuse et nous avons mis 1 h pour faire les 15 km et presque autant pour revenir. Mais l’endroit était plein de charme.

 Les différents campsites où nous avons fait étapes étaient très jolis, très bien situés et très bien tenus, la plupart gérés par des expatriés.

 Notre dernière nuit au Malawi, nous l’avons passé à la capitale, Lilongwe, où nous avons appris le décès du président malawite. Après quelques courses dans un supermarché, nous avons pris la direction de l’Ouest pour passer en Zambie par le poste frontière de Mchinji.

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03 avril 2012

TANZANIE - Zanzibar

Tukuyu, le 2 avril 2012

 Après le parc du Ngorongoro, retour vers l’Est, jusqu’à l’Océan Indien. Le long de la route, beaucoup de grandes plantations de sisal, mais qui sont sur le déclin. Nous avons fait étape à Lushoto,  village situé en haut d’une montagne où il faisait frais et qui a un joli point de vue sur la vallée qu’il domine. Le lendemain, direction les plages. Pangani d’abord, qui a un lointain passé portuaire arabe et perse. Nous avons retrouvé la chaleur moite de la côte (33°). Le camping étant au bord de l’eau nous avons pris un bain de mer, mais celle-ci était trop chaude pour nous rafraichir. Le lendemain, Bagamoyo, autre plage, encore plus chaude. Enfin Dar-Es-Salaam, ou plutôt un camp, toujours au bord de l’océan, à 10 km au Sud, qui nécessite une traversée avec un bac surchargé. 60 voitures, des centaines de piétons, des motos, des vélos transportant des noix de cocos, des sacs de charbons, du poisson etc.

 Le gérant a pu nous organiser un petit séjour de 48 h à Zanzibar. La voiture est restée au camp et nous sommes allés au port en taxi prendre un bateau rapide pour une traversée d’1h30. A Zanzibar, malgré la chaleur lourde et humide, nous avons circulé à pieds en nous contentant de la visite de la vieille ville de Stone Town, et de ses toutes petites ruelles. Il y règne une ambiance d’escale maritime d’une époque révolue. Beaucoup de petites boutiques et d’habitations aux portes sculptées avec des motifs soit arabes, soit indiens, mais aussi des magasins de souvenirs et d’artisanat. En bord de mer, quelques très beaux bâtiments anciens et un beau jardin qui est assez animé. Plusieurs petits bistrots en plein air, beaucoup de gamins qui se baignent et font des plongeons à proximité des boutres des pêcheurs. Tous les soirs, un marché de nuit où on ne trouve que de la restauration et des boissons attirent du monde et des groupes de touristes. Ces derniers étaient assez nombreux bien que se soit la basse saison. Pour la nuit, nous avons loué une chambre chez l’habitant, dans un immeuble ancien situé dans une petite ruelle. L’intérieur avait été rénové et modernisé. Pas de clim dans la chambre mais seulement un brasseur d’air au-dessus de la moustiquaire.

 Le matin, nous avons repris notre visite par le grand marché, et un ancien lieu de détention d’esclaves, la traite étant à la base de l’essor de l’île lorsqu’elle était encore un sultanat omanais.

 Nous avons bien aimé Zanzibar, son ambiance paisible, le charme de la vieille ville. Mais nous y avons eu très chaud, de jour comme de nuit car ce n’était pas la bonne saison pour y aller.

 Après avoir retrouvé notre camping et notre voiture, nous n’avons pas trainé sur la côte et sommes repartis vers l’Est en direction du Malawi. La route traversant un parc, nous avons pu voir quelques bêtes, dont un troupeau d’une quinzaine d’éléphants d’assez près. Après le parc, elle traverse une longue vallée couverte de baobabs. Les camp sites où nous avons fait étape étaient particulièrement bien. Entre deux, nous avons pu visiter le site d’Isimilia, avec ses belles « cheminées de fée » cachées dans un petit canyon, dont certaines ont plus de15 m de haut. Des vestiges préhistoriques ont également été découverts sur ce site.

Avant de passer au Malawi, nous nous sommes arrêtés 40 km avant, à Tukuyu, pour une petite pause et une visite de cette jolie région, très verte, située entre 2300 et 1500 m d’altitude. Beaucoup de cultures et de plantations (bananes et thé) et quelques sites tels que pont de lave (qui aurait 15 millions d’années), torrent tumultueux se déversant dans un « chaudron », cascades, lacs. Nous avons fait les 2 premiers. En passant, nous avons assisté sur un marché bananier au chargement de centaines de régimes de bananes dans des camions. Image pour nous insolite. 

Pour voir le chaudron, nous avons eu une surprise. La piste traverse un grand camp de prisonniers, en pleine nature. L’encadrement semble militaire, avec des allures très « british ». 2 contrôles de passeport, 3 barrières et une accompagnatrice avant d’arriver sur le site où on voit l’eau tumultueuse d’un torrent s’engouffrer dans un grand trou, sous une arche de lave. Une partie de cette eau s’écoule en gros bouillonnements, mais une autre resurgit plus loin en petit geyser.

 Repos cet après-midi et alimentation de notre blog. Demain nous passerons au Malawi.

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