Addis Ababa, le 26 février 2012

 Pour aller à Harar (altitude 2.400 m) nous avons suivi une jolie route, avec une population agricole locale aux habits particulièrement colorés. Toujours du monde et des animaux tout au long de la route. Nous sommes restés 2 nuits  dans un campement-hôtel qui avait extérieurement bonne allure mais avec des chambres assez repoussantes. Nous avons donc dormi dans notre Maggiolina ce qui a, encore une fois, suscité la curiosité des éthiopiens.

 En dehors du fait Harrar a 2 particularités que nous avons remarquées. D’abord, que tous les taxis soient uniquement des Peugeot 404 et, ensuite, le nombre important de jacarandas dans les jardins et sur les avenues (ces beaux arbres sont actuellement tout en fleurs). A. Rimbaud et H. de Monfreid ont séjourné dans cette petite ville qui a un passé remontant à plus de 1000 ans. Nous nous sommes promenés dans la vieille ville, où on pénètre par des portes et où se tenait le marché. Le matin suivant, nous avons poussé 30 km plus loin pour voir un cahot rocheux, signalé comme jolie, mais le site était « pollué » par plusieurs lignes électriques.

 Nous sommes repartis le lendemain pour Addis Ababa. Les 150 derniers km ont été assez durs à cause d’une circulation beaucoup plus dense et toujours ralentie par des camions.

 Nous avons trouvé assez facilement notre camp-site, tenu par un hollandais, Wim,  en Ethiopie depuis 22 ans. Comme précédemment au lac Tana, chez Kim et Tim, c’est le rendez-vous des routards. Nous y avons rencontré un groupe de polonais avec 5 4x4, un couple de français qui voyage de puis plus d’un an avec leurs 5 enfants dans un Land Rover Defender 110 à travers les Amériques et l’Afrique. Egalement, un jeune couple de cyclotouristes français et un autre d’australiens et 2 portugais en R 4 L.

 Nous allons rester encore au moins 2 jours avant de descendre dans le Sud et de passer ensuite au Kenya en compagnie de 2 autre véhicules (de Suisse et d’Afrique du Sud) qui nous ont proposés de faire route avec eux, ce qui nva nous permettre de passer par la piste du lac Turkana.