Kariba (Zimbabwe), le vendredi 13 avril 2012

Contrairement au Malawi, les formalités pour entrer en Zambie sont assez onéreuses. 50 $ par visa auquel se rajoute une taxe carbone de 150.000 kwachas zambiens (environ 30 $). Là encore, nous sommes passés sans problème et sans fouille de la voiture, le samedi 7 avril.

 A la 1ère ville, Chipata, retrait d’argent zambiens (1.000.000 de kwz, soit environ 200 $) et plein en gazole, avant de nous diriger vers le Nord-ouest pour atteindre la réserve de « South Luangwa », à 130 km. Après 60 km de bon goudron, le reste de la route n’étant pas terminé, nous avons louvoyé d’un côté et de l’autre des travaux sur une assez mauvaise piste. Elle devient franchement mauvaise sur les 40 derniers km, ce qui, du coup, nous a fait arriver à la nuit tombante. Si trouver un campsite s’est avéré assez long, celui que nous avons choisi s’est révélé être un endroit idyllique. Au bord de la rivière Luangwa, très bien tenu sous la direction d’un Sud-africain tombé amoureux du coin et venu s’installer là, il y a 2 ans. Nous étions en période de pleine lune ce qui donnait un éclairage et des reflets sur la rivière assez fascinants. En prime, les barrissements des hippos, tellement proches que nous avons été mis en garde sur leurs possibles incursions, ainsi que d’autres animaux, dans le camp. Il a d’ailleurs fallu confier nos fruits et légumes frais à la réception pour la nuit afin de ne pas attirer « des gourmands ». En fait, nous n’avons eu que la visite matinale de petits singes, mais très voleurs.

 Tôt le matin, après avoir admiré le levé du jour sur la rivière, nous sommes entrés dans la réserve (75 $ la journée pour 2 personnes et la voiture). Pour nous, c’est un plaisir toujours renouvelé de voir des animaux évoluer dans leur habitat naturel. Antilopes de différentes sortes, zèbres, girafes, hippos, buffles solitaires, singes et surtout beaucoup d’éléphants se sont laissés admirer de plus ou moins près.

 Nous avons passé une seconde nuit au « Croc Valley Camp » avant de retourner sur Chipata et de prendre la bonne route goudronnée en direction de Lusaka. Les paysages zambiens nous ont d’avantage plu que ceux du Malawi. C’est tout aussi vert, mais plus montagneux et assez boisé. Des champs de maïs et d’autres cultures se cachent derrière une « haie » de hautes herbes qui, là aussi, ne sont pas coupées. On devine de mignons petits villages aux cases rondes, mais ils sont eux aussi cachés par les herbes. Difficile de s’arrêter pour piqueniquer : ou ce sont les hautes herbes, ou ce sont des sentiers ou accès à des villages.

 Avant Lusaka, la capitale, nous avons fait étape dans un campsite au bord de la Luangwa (encore elle), tenu par un couple de hollandais. Encore un bien joli coin. Nous avons été bien renseignés par nos hôtes et avons pu trouver facilement un grand supermarché pour se réapprovisionner, puis un campsite 10 km après la ville. Encore un site enchanteur situé dans une ferme gérée par des expatriés qui s’occupent également de tourisme.

 De Lusaka, nous nous sommes dirigés vers Chirundu, poste frontalier avec le Zimbabwe. Avant de passer dans ce nouveau pays, nous sommes restés dans un campsite à 10 km de là, au bord du Zambèze. Encore un camp très attrayant tenu par un expatrié, d’origine zimbabwéenne celui-là. On peut y pratiquer de la pêche, du canoë, de la ballade en bateau. Le tout en faisant attention aux crocodiles et aux hippos qui sont nombreux dans le fleuve. Nous avons un « gros pépère » qui souffle et grogne à moins de 30 m de la berge où nous campons.

 Après ce repos de 2 jours, nous passons au Zimbabwe. Tous ceux que nous avons rencontrés nous ont brossé un tel tableau de ce pays que nous avons décidé de le visiter. Nous avons bousculé quelque peu notre projet initial, mais il faut s’adapter aux circonstances et suivre ses envies. Nous ne ferons probablement pas le Mozambique, mais ce pourra être pour une autre fois. Du Zimbabwe, nous passerons directement en Afrique du Sud et reprendrons là le circuit prévu.