Nelspruit (Afrique du Sud), le 9 mai 2012

 Victoria Falls est une petite bourgade uniquement tournée vers le tourisme avec, bien entendu, en tout 1er lieu celui des chutes. On peut y circuler à pied sans problème de sécurité, une police du tourisme étant très présente. Il faut dire que nous sommes là à un poste frontière avec la Zambie, que le Botswana est tout près et qu’il y a pas mal de va et vient. La nuit par contre, il est recommandé de ne pas circuler à pied en dehors du centre car on peut faire des rencontres insolites dans les rues : babouins, phacochères (pas très dangereux) mais aussi éléphants et même lions.

  Nous nous sommes installés en arrivant dans un « rest camp » situé à 500 m des chutes que nous entendions à longueur de journée. Dès le lendemain matin, nous sommes allés les voir.

A 300 m, nous recevions déjà quelques gouttes d’eau. Le site est assez bien aménagé mais, à notre sens, moins bien que celui d’Iguazu en Argentine. A l’entrée, on peut louer des ponchos et des parapluies. Nous avions les 1ers mais pas le parapluie. Il nous a manqué pour protéger l’appareil photo pendant les prises de vue.

 Nous avons d’abord salué la belle statue de Mr. Livingston qui contemple « ses » chutes, avant de commencer à faire les différents points de vue qui les longent. Les ponchos se sont vite révélés indispensables. En cette période de l’année, le débit étant très important, les embruns le sont aussi. Par endroit, cela retombe en véritable averse et il n’est pas possible de prendre une photo. Il faut dire que la hauteur des chutes varie entre 93 et 107 m, avec un débit d’environ 5000 m3/s d’eau qui tombe dans une faille assez étroite sur 2,5 km de long. Cette faille se prolonge en une gorge au-dessus de laquelle passe le pont reliant le Zimbabwe à la Zambie.

 Après un 1er aller-retour, nous sommes allés déjeuner au restaurant du site et nous sécher un peu les jambes et les chaussures. L’après-midi, nouvel aller-retour. La luminosité est différente du matin, mais on reçoit tout autant de « pluie ». Après ce dernier tour, nous nous sommes à nouveau séchés près du restaurant où nous avons eu la visite de 3 jeunes phacochères venus brouter tranquillement leur herbe près des visiteurs, agenouillés pour plus de commodité.

 Dans le camp nous avions tous les matins la visite des vervets (nos petits singes voleurs). Une fois, nous avons eu aussi celle d’une famille de phacochères venue tranquillement manger au milieu des campeurs.

 Après un jour supplémentaire pour nous reposer, faire quelques courses et faire remettre notre ordinateur, qui présentait des problèmes, en ordre de marche, nous avons repris la route.

 Direction l’Est, avec une boucle par le Sud avant de remonter vers une région montagneuse plus au Nord, frontalière avec le Mozambique.

 Le 1er jour, nous avons longé de nombreuses réserves de chasse dans une région boisée. Ensuite l’environnement change avec plus de relief, des chaos rocheux ou des dômes énormes à nu. Au milieu de cela étaient nichés par endroit quelques beaux baobabs et des petits villages aux cases rondes. Nous avons eu ce type de paysages montagneux avec plus ou moins d’altitude (jusqu’à 2000 m), mais aussi plus ou moins de pluie, jusqu’à ce que nous descendions plein Sud, pour passer en Afrique du Sud, à BeitBridge, le 26 avril.