Bagani (Namibie), le 12 juin 2012

 Nous sommes repartis de Durban en ayant décidé de longer la côte, contrairement à notre projet initial qui nous faisait passer au Nord du Lesotho. Mais cette région étant en altitude, nous avons renoncé à la visiter à cause des températures nocturnes trop basses en cette saison pour pouvoir camper agréablement.

 La côte, de Durban à Cape Town, est une succession de stations balnéaires dont les plages font le bonheur des surfeurs. Entre les plages, des rochers qui donnent envie de faire de la plongée, avec souvent des grandes algues dont les « têtes » se balancent à la surface, au gré des vagues. La route s’éloigne à un moment de la côte et traverse le Transkei, un ancien Bantoustan, situé sur un haut plateau où nous avons eu de la pluie. Là, beaucoup de petites bourgades, essentiellement rurales, aux allures plus africaines, avec des maisons peintes de différentes couleurs pastel.

Durant le reste du trajet, nous avons eu du mauvais temps presque 1 jour sur 2, et parfois un peu trop de vent, mais avons tout de même pu apprécier quelques jolies baies dont l’une très connue des surfeurs : Jeffrey Bay. Mais nous avons aussi malheureusement dû quitter trop rapidement certains endroits qui méritaient une bonne visite, chassés par la pluie et le brouillard. Nous avons fait une incursion dans l’intérieur, à Oudtshoorn,  principale région d’élevage d’autruches où, bien sûr, nous avons dégusté un pave de cette excellente viande.

A toutes nos étapes, les campsites étaient bien aménagés et toujours impeccables de propreté.

  Enfin le dimanche 20 mai dans la matinée, nous sommes arrivés tout en bas de l’Afrique, au Cap Aghulas qui est en fait le point le plus au sud du continent. Puis nous avons poussé jusqu’à Simon’s Town, l’une des mignonnes petites stations au bord de False baie, dont la pointe Ouest est le Cap de Bonne Espérance.

 Le lendemain, nous avons visité tout le parc de « Table Mountain » qui se trouve sur la langue de terre menant au cap et, bien entendu, en tout 1er lieu le « Good Hope Cape ». La chance était avec nous car nous avons eu un très beau temps ensoleillé et pas de froid. Tout le parc est couvert d’une lande où se promènent quelques autruches et antilopes. Côté baie, il est partiellement aménagée avec des coins piquenique et des mises à l’eau pour les bateaux. Le tout, comme d’habitude, impeccablement tenu.

 Après cette visite, nous avons commencé à remonter la côte Atlantique vers Cape Town par une petite route qui longe un bord de mer sauvage et offre des points de vue magnifiques. Nous avons passé la ville sans nous arrêter. Nous nous sommes tellement habitués à conduire hors des villes que nous ne nous sentons pas à l’aise dans ces dernières, surtout si elles sont importantes. Après Cape Town, la côte est restée assez désertique. Quelques petites villes assez éloignées les unes des autres, avec des conserveries de poissons et des mines d’or et de diamant. De ce fait, beaucoup d’endroit sont protégés par des clôtures. Nous avons réussi à avoir des langoustes à Paternoster que nous avons dégustées grillées. Excellentes.

 Cette remontée vers la Namibie s’est prolongée le long de la côte jusqu’à Alexanderbaai. Puis nous avons rejoint par une piste le « Transfrontier Parc » où nous avons dormi avant de passer la petite frontière par un bac qui permet de traverser le fleuve Orange pour se retrouver en Namibie.